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QUESTIONS / REPONSES

 

Cette rubrique a pour but de répondre de la manière la plus exhaustive qui soit aux interrogations que suscite le projet d'installation d'une carrière à Bremoy.
Néanmoins, si la consultation de cette page ne répondait pas à vos questions, nous vous invitons à nous contacter via l'adresse suivante :

bremoyinfo@groupemouen.fr
 

QUESTIONS/RÉPONSES
 

1 - Qui sommes-nous ?

2 - Qu’ appelle-t-on des granulats?

3 - Qu’est-ce qu’une carrière de roches massives ?

4 - Pourquoi implanter une carrière de roches massives à Bremoy ?

5 - Quelle autorisation l’entreprise demande-t-elle ?

6 - Quels sont les risques pour l’environnement de la commune ?

7 - Pour la ressource en eau de la commune ?

8 - Y a t-il un risque de manquer d’eau ?

9 - Le paysage ?

10 - Quel niveau de bruit pour les voisins ?

11 - Les vibrations provoquées par les tirs de mines ?

12 - Y a-t-il des risques pour la sécurité des riverains?

13 - La faune et la flore sauvages sont-elles menacées ?

14 -Y a-t-il des risques pour le bien-être animal du zoo qui est proche ?

15 - Quelles sont les retombées pour les communes environnantes ?

16 - Qui entretiendra les routes d’accès et qui paiera ?

17 - Que restera-t-il après la carrière?

18 - Où peut-on obtenir des renseignements, comment prendre contact avec l’entreprise ?


 

1 - Qui sommes –nous ?

Le Groupe GKM est une entreprise familiale et régionale dont l’origine remonte à 1961 lorsque M. Georges Koener acquit une petite carrière de grès feldspathique située sur le territoire de la commune de Mouen.
Aujourd’hui, le groupe GKM produit des granulats dans ses carrières de Mouen et d’Étavaux, des graves traitées, des bétons prêts à l’emploi, des enrobés hydrocarbonés, des parpaings agglomérés, et il commercialise des planchers sous la marque Rector.

Le Groupe GKM approvisionne le marché de Caen et de Basse Normandie en granulats et matériaux de construction.
- Chiffre d’Affaires 2009 : 23 357 682 €.
- Emploi 2010 : 84 salariés
- Le groupe GKM comprend : la S.A. Roches et Dérivés (avec le laboratoire Roches et Dérivés), société Holding qui administre et gère les sociétés du groupe, la SA Carrières de Mouen, la SARL Carrières d’Étavaux, la SARL Bétons de Mouen, la SAS Enrobés de Mouen.

Président du Conseil de Surveillance : M. Georges Koener
Président du Directoire : M. Christopher Koener


2 – Qu’appelle-t-on des granulats?

Après l’eau et l’air, le caillou est le troisième élément naturel que les Français consomment le plus : 7 tonnes par Français et par an. D’où viennent ces cailloux ?
Matière première indispensable à la construction et aux travaux publics, les granulats proviennent de deux origines : l’une est naturelle, ce sont ces sables et graviers extraits de gisements alluvionnaires, marins ou autres dépôts sédimentaires.

L’autre est « artificielle ». On produit des granulats à partir de gisements de roches massives, compactes. Les réserves en granulats sont presque inépuisables, mais beaucoup sont inexploitables pour de multiples raisons : soit parce qu’elles se trouvent dans des sites classés ou protégés, à proximité de zones urbaines, soit parce que leur exploitation est trop difficile –donc d’un coût trop élevé-, ou encore pour des raisons d’environnement.


3 - Qu’est-ce qu’une carrière de roches massives ?

C’est une usine installée sur un gisement de roche dure, compacte, d’où est extraite la roche à l’aide d’explosifs. Les tirs de mine provoquent l’abattage de blocs de roche qui sont ensuite transportés, concassés puis criblés. Selon le type d’exploitation, soit on lave les granulats : c’est une exploitation dite « sous eau » comme dans notre carrière d’Étavaux, soit on exploite « à sec » comme nous le faisons dans la carrière de Mouen. À Bremoy, l’exploitation se fera « à sec ».


4 – Pourquoi implanter une carrière à Bremoy ?

Pour une raison économique : il s’agit de répondre à la demande et approvisionner le marché.
Le gisement de grès-quartzite très compact du Haut Bosq à Bremoy et Jurques, avait déjà été exploité entre 1850 et 1950, puis il fut abandonné. Facilement exploitable et de grande qualité, ce gisement avait approvisionné les besoins locaux de la SNCF en ballast pour les voies.
L’autorisation que nous demandons permettra de valoriser ce gisement épais de 300 mètres, et de remettre en état la carrière pour permettre une réutilisation future à la fin de l’exploitation.

La géologie est la première des contraintes de notre métier puisqu’on ne peut exploiter un gisement que là où la nature l’a placé. Or valoriser un gisement au maximum est un impératif ; les gisements de roches massives deviennent d’autant plus précieux que l’accès aux gisements de roches alluvionnaires est de plus en plus difficile et les autorisations de plus en plus rares.

À cela il y a une explication, c’est l’avantage majeur que présente une carrière de roches massives : on exploite un tonnage bien supérieur en descendant en profondeur. À Bremoy, le gisement est épais de 300 mètres. Le même argument s’applique à notre carrière de Mouen dont le gisement est reconnu colossal. Par contre, les carrières alluvionnaires ne disposent que d’une épaisseur de matériau limitée, elles consomment donc beaucoup plus de surface.
C’est pourquoi l’administration favorise depuis longtemps les grandes carrières de roches massives. Et on a le devoir de valoriser le gisement en l’exploitant le plus possible et en valorisant les sous-produits et les co-produits.


5 - Quelle autorisation demande l’entreprise ?

L’autorisation demandée porte sur 58 ha 82 a 71 ca. La zone à décaper s’étend sur 42 ha, le volume de terre de découverte à décaper est de 210 000 m3 (ou 420 000 tonnes). Le volume total des matériaux à extraire s’élève à 6 millions de m3 (15 millions de tonnes). Le volume de matériaux commercialisables est de 14,6 millions de tonnes dont la production s’échelonnera sur 30 ans au rythme de 500 000 tonnes/an. La capacité maximale demandée est de 625 000 tonnes/an.
On exploitera la carrière à ciel ouvert, en 4 fronts de taille de 15 mètres de haut.


6 – Y a-t-il des risques pour l’environnement des communes voisines ?

L’exploitation et la remise en état d’une carrière sont extrêmement réglementées ; depuis janvier 1993 les carrières sont soumises à la loi sur les installations classées pour la protection de l’environnement.
Une ouverture de carrière répond à une démarche administrative précise et détaillée qui comprend :
- une étude d’impact
- une enquête publique
- une instruction conduite par les services de l’état sous l’autorité du préfet de région.

De plus, il faut savoir que dès le début de l’activité de la carrière, l’entrepreneur a l’obligation de constituer des garanties financières destinées à assurer la remise en état du site. En cours d’exploitation, des contrôles réguliers sont effectués par la DRIRE.
Dans notre projet d’installation, nous avons prévu l’aménagement de belvédères, points de vue élevés à l’extérieur de la carrière, munis d’une signalétique pédagogique, sur les chemins ruraux N°8 et 37, d’où le public pourra observer le fonctionnement des installations. Si la carrière est un domaine privé, son exploitation se fait à ciel ouvert et l’on pourra la voir en activité durant les heures ouvrables.


7 – Quels risques pour la ressource en eau ?

D’abord vient la ressource : seule l’eau utilisée pour le lavage des engins et véhicules, les usages sanitaires, proviendra du réseau communal.

Ensuite, la consommation et le traitement de l’eau dans l’exploitation de la carrière. Pour limiter les impacts sur les écoulements existants, le site sera isolé hydrauliquement par un merlon (ou un fossé périphérique) qui permettront d’acheminer les ruissellements en dehors de l’emprise du site industriel vers des débouchés naturels (aujourd’hui le ruisseau du bois d’Allais et l’ancienne voie de chemin de fer). Toutes les eaux de ruissellement de la carrière seront collectées et une partie sera réutilisée.
- Les eaux de pluie sur la zone de traitement et de stockage des matériaux seront collectées dans un fossé périphérique qui les dirigera vers les bassins de décantation.
- Les eaux de pluie polluées par les hydrocarbures et les eaux de lavage des engins seront drainées sur des surfaces imperméabilisées, traitées par un séparateur d’hydrocarbures puis rejetées vers les bassins de décantation. C’est cette eau des bassins de décantation qui, une fois traitée, sera réutilisée pour l’arrosage des pistes.
- Pour les usages sanitaires, l’eau proviendra du réseau d’eau potable sanitaire. Les eaux usées seront collectées et traitées par un système d’assainissement autonome.


8 - L’eau est une ressource menacée. Y a-t-il un risque de manquer d’eau pour les communes proches, en été par exemple ?

Nous avons fait réaliser une étude hydrogéologique complémentaire par le bureau d’étude EACM.
D’un point de vue hydrogéologique, l’exploitation de la carrière n’aura qu’un faible impact sur les ressources en eau souterraine. Ce qui s’explique par :
- l’exploitation d’une formation géologique compacte et peu perméable ;
- la localisation topographique du site marquée par des pentes moyennes à fortes qui favorisent le ruissellement des eaux météoriques ;
- l’absence de captage d’AEP (adduction eau potable) dans un rayon de 3 km autour de la carrière ;
- de pauvres ressources en eau souterraine dans les communes avoisinantes.


9 - Le paysage ?

La carrière se situera sur un point haut, boisé, qui s’étend vers le Sud-Est. En raison de la topographie, elle ne sera visible que depuis le Nord, plus ou moins directement selon le lieu où l’on se trouve. Des mesures sont prévues pour limiter l’impact visuel et intégrer la carrière dans le paysage : création d’un écran formé par des haies bocagères ou des talus plantés de végétation en bordure de l’exploitation et le long de la voie d’accès.
Les fronts de taille seront intégrés dans le paysage au fur et à mesure de l’exploitation par une remise en état non linéaire qui permettra la reconquête naturelle par la végétation.
Une carrière de roches massives devient un élément dans un paysage qui par nature, évolue et se modifie.


10 – Le bruit sera-t-il gênant pour les voisins les plus proches ?

Les installations fonctionneront en moyenne 7 heures par jour de 7h à 18 h,
5 jours par semaine. Les niveaux sonores estimés à la limite de la future carrière sont inférieurs aux valeurs limites réglementaires pour la période de jour (70 décibels).
Les installations seront conçues de manière à minimiser leur impact sonore avec un aménagement d’écrans autour du site industriel, de merlons, le stockage de matériaux en bordure de la carrière.
Des mesures de bruit seront réalisées dès le démarrage de l’exploitation pour déterminer les niveaux sonores et leur conformité avec les seuils réglementaires.


11 – Les vibrations provoquées par les tirs de mines ?

Les vibrations sont susceptibles de causer une gêne pour les habitations et les constructions riveraines. Dans nos carrières de Mouen et d’Etavaux nous avons acquis une longue expérience de la pratique des tirs de mines. Les enregistrements effectués dans les deux carrières montrent des niveaux de vibration très inférieurs au seuil réglementaire de 10mm/s.
La fréquence des tirs à la carrière de Bremoy sera de trois par mois en moyenne. Avant le démarrage de la carrière, des mesures de vibrations seront réalisées afin d’adapter la charge unitaire aux distances vis-à-vis des constructions (voiries, ligne HT, pylônes électriques, habitations, parc zoologique).
Pendant l’exploitation, on utilisera une technique dite de « micro-retard » qui permet un écrêtage des vibrations occasionnées par le tir. Des dispositifs de contrôle des vibrations seront mis en place dont les résultats pourront conduire à adapter les plans de tir.


12 - Y a-t-il des risques pour la sécurité des riverains ?

Avec l’étude d’impact est menée une étude de dangers qui analyse, en l’état des connaissances actuelles, les différents risques pour les tiers :
- dangers des produits et des procédés utilisés,
- événements qui peuvent aboutir à un accident.
- On utilise une grille d’évaluation du risque définie par le ministère de Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durable qui détermine 3 natures de risques : inacceptables, significatifs et acceptables.
Aucun phénomène dangereux ne pourrait atteindre l’extérieur du site, il n’y a donc « aucun risque inacceptable » pour une installation de carrière.
Face au risque, la meilleure des réponses est la prévention :
• Les risques liés aux tirs de mines : la technique employée est une Unité Mobile de Fabrication des Explosifs, cela veut dire que les explosifs ne seront jamais transportés dans le domaine public.
Les tirs seront réalisés par des professionnels habilités et autorisés à utiliser l’Unité Mobile de Fabrication.
Des périmètres de protection sont respectés lors des tirs de mines.

• Les risques liés au stockage de liquides inflammables : à distance de 200 m des premières habitations et de 500 m des voies de circulation les plus proches.

• Les risques de pollution : ils sont maîtrisés par la conception des installations :
- cuves de fioul et gazole enterrées, avec double enveloppe munie de détection de fuite ;
- zone de ravitaillement des cuves : étanche pour empêcher toute diffusion d’une fuite éventuelle vers le milieu naturel.

• Risques liés à la circulation : le trafic journalier est celui des camions pour l’expédition des matériaux extraits de la carrière ; les arrivées de poids lourds seront réparties au long de la journée. Ce trafic représentera 19% du trafic existant sur la RD 675.
L’accès à la carrière est sécurisé. Le carrefour dispose déjà d’une grande visibilité, de voies d’insertion et de décélération ainsi que d’une signalisation correcte.


13 - La faune et la flore sont-elles menacées ?

Non, la carrière est située en dehors de tout périmètre d’inventaire (ZNIEFF), et de toute zone bénéficiant d’une protection réglementaire.

Dans les 4 mares situées sur le territoire de la carrière, des espèces protégées ont été identifiées lors des inventaires faune/flore réalisés dans le cadre de l’étude d’impact. Il s’agit de la salamandre tachetée, du triton ponctué et du triton alpestre, trois espèces protégées par l’arrêté du 22/09/93. C’est pourquoi ces mares seront préservées, laissées en place et protégées pendant la durée de l’exploitation

La transformation d’un espace boisé en zone d’extraction aura des impacts sur les plantes et les animaux. Ils seront atténués par la surveillance des faits et par les mesures d’accompagnement prises pour limiter ces impacts.
La future carrière se trouve dans un ensemble de 250 ha de milieu homogène. Les espèces animales pourront trouver refuge dans ce milieu de substitution.

Au fur et à mesure de l’exploitation, les fronts de taille seront progressivement réaménagés pour favoriser la colonisation par les plantes et les animaux. Les différentes espèces pourront recoloniser la carrière en fin d’exploitation, des travaux du Muséum d’Histoire naturelle dès 1977 étaient consacrés aux « carrières, potentiel de création et de reconquête des milieux naturels » : les professionnels n’ont pas oublié ni interrompu l’apprentissage de ces enseignements.
Les mares qui existent actuellement seront protégées et préservées pendant la durée de l’exploitation.


14 -Y a-t-il des risques pour le bien-être animal du zoo qui est proche ?

Il n’existe ni enquête ni gêne avérée du fait de la présence d’une autre carrière installée à Jurques à 800 mètres de distance du zoo, d’autant moins que le projet de Bremoy en est éloigné de plus 1 Km 300. De plus, le zoo s'est installé après et auprès de la Carrière de Jurques et cela n'a apparemment affecté en rien son développement.


15 - Quelles sont les retombées pour la commune ?

Une entreprise est un acteur économique et dynamique, elle va contribuer à l’emploi rural local. L’industrie des carrières n’est pas une industrie de main d’œuvre, c’est une industrie lourde en investissement.
Nous envisageons la création d’une dizaine d’emplois directs ce qui suppose le double en emplois induits dans les communes proches. Aujourd’hui, chaque emploi compte surtout en zone rurale où la création d’emplois est faible.


16 - Qui entretiendra nos routes d’accès, qui paiera ?

Deux voies d’accès sont à prendre en considération :
- Le VC n° 9 : c’est le chemin qui mène à la carrière. L’entreprise prend à sa charge l’élargissement et l’entretien de du VC n°9 sur un tronçon de 210 mètres qui appartient à la commune de Saint-Martin.

- L’intersection de la RD 675 avec le VC n° 9 : l’entreprise va aménager et mettre en sécurité cette intersection entre la RD n° 675 qui va de Villers-Bocage à Saint-Martin-de-Besaces et le VC n° 9 qui va à Jurques au lieu-dit Le Parquet.


17 - Que restera-t-il après la carrière?

Le temps est loin où l’on parlait des « points noirs » laissés par les carrières abandonnées. Si cela fut vrai, c’est un passé révolu et aujourd’hui, la profession d’exploitant de carrière est également celle d’aménageur de l’espace. Une fois exploitée, la carrière est remise en état, étape qui respecte la législation et l’arrêté préfectoral, sous le contrôle des services de l’État.
Au-delà de la remise en état, « l’après-carrière » correspond souvent un autre emploi du sol : le réaménagement avec une autre affectation de l’espace. Les carrières de roches massives restent, elles deviennent un élément d’un paysage qui évolue. La reconquête par la faune et la flore se fait rapidement, les fronts de taille se patinent et s’insèrent dans le paysage.
De plus, les anciennes carrières « en gradins » peuvent trouver d’autres affectations, c’est alors une autre étape, le réaménagement, qui relève de la volonté du propriétaire du sol, la commune ou autre.


18 – Comment obtenir des renseignements ?

Peut-on prendre contact avec l’entreprise ?
La délivrance de l’autorisation préfectorale est assortie de l’instauration d’une Commission Locale d’Information et de Suivi (la CLIS), structure permanente de consultation et de concertation.


Pour joindre l’entreprise :

bremoyinfo@groupemouen.fr